Lacan beauté Institut


1- Genèse in vivo

6 janvier 2010 :

14:49:24 Elle: tu me fais un petit signe quand tu es dans le coin ? jourdui ne me heurte qu’à des murs… bobo

14:49:27 Elle: bises

14:59:08 Je:lohello… suis dans le coin

14:59:19 Elle: cha va ?

14:59:30 Je: tu veux crème psychique et pansement affectif ?

14:59:36 Elle: vi steup…

14:59:47 Je: alors dis-donc

14:59:48 Elle: bad day today

15:00:03 Je: qué passo ?

……………………..

15:48:39 Elle: bon allez je me mouche et on passe à autre chose ayé ça va aller

15:49:08 Elle: merci madame pour le petit soin beauté de l’âme express

15:49:38 Je: je sens que je vais me spécialiser dans les cosmédiques

15:49:43 Je: pfff

15:49:49Je: lapsus

15:49:52 Elle: cosmerdiqus

15:49:52Je: cosmétiques

15:49:58 Elle: ahaha

15:50:05 Je:oui les causes merdiques

15:50:16 Elle: peut etre un nouveau concept à inventer : la psy beauté express ?

15:50:34 Je: institut de beauté psy

15:50:39 Je: bonjour

15:50:48 Elle: ahaha

15:51:04 Elle:  c pas venus beauté institut c lacan beauté institut

15:51:27Je: ilfo beauté institut

Extrait, en réel, d’une conversation par messagerie instantanée avec une de mes amies de plus de 30 ans, dans laquelle s’est immergée l’idée du « Lacan beauté Institut » associée au « soin psychique express ».

Un effet analytique

A « bobo » j’ai associé « crème psychique, pansement affectif ».

D’un jeu de mots, mis en acte, s’est produit un « effet analytique ».

Qu’est-ce qui a pu se dire qui a valu ce « retournement » (ayé ça va aller, merci madame pour le petit soin beauté de l’âme express) , cette « inversion » (peut-être un nouveau concept à inventer), cette « surprise » (c’est pas Vénus beauté Institut c’est Lacan beauté Institut) ? C’est dans ce que j’ai oublié de ce que j’ai dit et dans ce qu’elle a répondu, que j’y trouve un « effet » par lequel je peux mesurer ‘qu’il s’est passé quelque chose’, un effet qui fait effets, valable pour les deux. J’insisterais bien : pour les deux.

Voilà ce qui m’apparait comme un « effet analytique » qui n’est ni de l’analyse ni de la psychanalyse à proprement parler, mais un échange de parole effectif, qui laisse une trace en acte.

2- Genèse In situ

Lorsque j’ai proposé en juin dernier le titre de mon intervention « Lacan beauté Institut » à René Lew, pour le 18 septembre 2010 à la Lysimaque, il m’a tout d’abord demandé de répéter puis s’est exclamé « Institut surement pas… je note « La beauté Lacan » ». Pourquoi donc cette barre sur « Institut » ? Il m’est apparu évident que je n’avais pas les mêmes repères historiques. René faisait référence à The « Institut » de psychanalyse duquel Lacan a été excommunié. Alors que j’ai une référence liée à mon histoire, qui n’est pas sans barre, mais seulement sur le « t ». Il se trouve que je commets régulièrement le lapsus calami (ou, pour être plus exacte, claviere) suivant : au lieu de « Institut » j’écris « Insitut ». Un lapsus qui me convient, car j’y entends « in-situ » comme « in vitro », et « in-situ » comme « in situs » ou « analysis situs » (terme qu’employait Poincaré pour dire « topologie »). C’est comme cela que j’interprète Institut, cette manière « d’in-situer » concomitante à instituer. Ce « in- » à lire comme im-, un-, ou encore dé- ou a-, an- ,… institue le préfixe privatif non pas du coté de la négation mais bien du coté du féminin, du coté de l’espace privé. Une Autre manière « d’instituter » (lapsus laissé) un Institut ou une institution, c’est à dire depuis « l’in » – de l’in-time – le temps intérieur ou psychique.

Dimension du féminin

Si l’on prend en compte la butée de la représentation du féminin, de la femme, dans l’inconscient, c’est à dire une représentation qui se définit de l’absence (absence de phallus, organisatrice de la castration) si l’on veut bien donner un statut à « moins phi » qui ne soit ni nul, ni moindre, ni une négation, si l’on accorde à l’Autre jouissance un tant soit peu d’existence, sans avoir immédiatement envie de la barrer, alors s’ouvre ce qu’il y en est du vide : l’émergence d’une dimension négative.

Dimensions négatives

Je ne suis pas topologue pour rien.

Dans la « Théorie de la dimension » (de Hurewicz et Wallman – Princeton University Press– 1941), le vide est de dimension « -1 ». (le point « 0 », la ligne « 1 », la surface « 2 »…etc). Voilà donc de quoi inaugurer ce que j’ai appelé une dimension négative. Mais :

  • Si le vide est de dimension négative, il n’a surement pas qu’une dimension possible
  • Est-ce que le vide est si vide ?
  • Qu’y a-t-il au-delà du vide ?
  • Existe-t-il des dimensions négatives ?

C’est là où j’ai effectué une réversion, en introduisant le concept d’immersion, pouvant forger les dimensions négatives, le point immergé étant de dimension « -0 », une ligne immergée de dimension « -1 », la surface immergée de dimension « -2 »… Mais que cela signifierait-il ?

Le concept d’immersion, est le lieu et peut-être bien le temps où se produit :dans une lecture substantielle, le fait que ça puisse tenir par ses envers, par des dimensions négatives,

  • dans une lecture consistante, cela pourrait rendre compte de ce qui s’éprouve
  • dans une lecture d’artefact, le fait que ça se situe « en dessous », « caché », « à l’intérieur », « non visible », et en cela, pourrait commencer à rendre compte de ce qu’il en serait du féminin dans l’inconscient.
  • dans une lecture de coupure, cela pourrait rendre compte des ratages, là où « ça l’fait pas ».
  • dans une lecture temporelle (comme la trace d’un mouvement), cela viendrait « causer » de la culture de l’instant

Ceci dit je retiens « La beauté Lacan », bonne question, que je laisse volontiers ouverte.

3- Genèse in silico

Toujours est-il, que depuis le 6 janvier, cela a cheminé.. et le 2 mars 2010 j’ai créé l’identité « Lacan beauté Institut » sur facebook pour expérimenter cette idée. Je me suis alors fendue d’une petite proposition :

Une proposition

Lacan beauté Institut

vous propose ses soins express :

 

 

 

soins individuels :

  •  » s’aérer la tête »
  •  » vite vite ça va pas  »
  •  » besoin d’un conseil  »
  •  » une séance d’analyse  »
  • nouveau soin express : « J’ai fait un rêve cette nuit »

Cette proposition se voulait représenter différents modes d’entrée qui pourraient susciter une séance, en reprenant des « formules » issues des expressions courantes, que chacun peut se dire à un moment ou un autre. Cette manière de proposer marque une correspondance entre l’offre et la demande, l’Autre pris dans sa subjectivité (la sienne, celle de l’autre et la sienne propre).

Assez rapidement, je me suis aperçue qu’il fallait une explication (d’où venait cette proposition, qui la faisait, était-ce sérieux…), c’est alors que j’ai écrit cet argument qui encadrait la proposition :

Argument explicatif

J’exerce la psychanalyse depuis plus de 15 ans mais là il ne s’agit pas tout à fait de ça. M’est venue cette idée qui peut paraître un peu farfelue de créer cette identité « Lacan beauté Institut » pour exprimer avec humour ce qui est sérieux. Et plus je vais dans cette direction, plus je me sens belle, euh non pardon, plus je me sens dans la caverne d’Ali baba…

Certes…

Détourner l’idée de « soin » de beauté esthétique (extérieure) en « soin » de beauté psychique (intérieure), détourner l’idée de « soin » attribué au médical( dont la psychanalyse ne veut pas) au « soin » analytique, détourner l’idée de soin express, comme produit de séance courte… c’est effectivement beaucoup trop osé.

Mais…

Qui n’aurait pas envie d’une manière tout à fait ponctuelle, de bénéficier d’un « soin psychique express » (je veux dire même moi!)? Avoir la possibilité, à un moment donné, de s’adresser à quelqu’un, sans engagement et en confiance, pour « passer » ce qui encombre ou coince à ce moment là…

Aussi…

Ce Lacan beauté Institut repose sur un concept qui m’est cher, la « culture de l’instant ». dans un domaine plutôt foisonnant, les relations affectives et sexuelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

En phase expérimentale, Lacan beauté Institut n’existe que sur facebook, en modalité écrite (privée via le service mail, ou publique via le mur ou les discussions du groupe) et évidemment gratuitement.

Marie-Laure Caussanel : http://caussanel.free.fr/

Le soin « beauté »

2 originalités dans cette proposition. La question du « ponctuel » dont je parlerai après, et ce glissement remarquable du « pathologique » à « l’esthétique ».

La « beauté » concerne chacun et chacune depuis tous temps et la « science du beau » ne s’y trompe pas : il s’agit bien des perceptions, de la sensibilité, des sens, de tous les sens, le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe, la vue. Les Instituts de beauté s’inscrivent tout à fait dans cette acception diffusant des « soins » corporels pour « se sentir beau, belle » alliant de manière subtile « être » et « se sentir ». Mais la notion d’esthétique ne se précise qu’au XVIIIe siècle, et ce en philosophie avec Kant notamment, au travers d’une étude de la sensibilité, qui glissera peu à peu vers le Jugement, la beauté de l’irrationnel et plutôt les arts. Freud, s’en préoccupe avec « l’inquiétante étrangeté ».

Alors, qu’en serait-il d’une esthétique psychique ?

A dire vrai, ma question est déguisée, d’aiguiser la notion d’éthique dans l’esthétique. A « ce que l’on considère comme beau »… y compris pris dans un fantasme à plusieurs qui peut faire valoir, c’est le danger, une position canonique, dogmatique, ou plus légèrement un effet de mode, l’éthique inclue dans l’esthétique la préhension de « ce que l’on considère comme moche ». Et c’est au travers de ses deux versants, que sa propre image fluctue, qui se mirent dans les pensées, sa manière d’être en relation avec l’autre mais surtout son dire.

 

Une séance ponctuelle

La proposition d’une séance ponctuelle, sans engagement de suivi, peut choquer. Elle ne vient pas en contre-proposition de la psychanalyse mais plutôt en aval et en amont de celle-ci. Une séance à la demande, « à la carte » ou « en urgence » ne saurait remplacer un travail suivi, c’est certain, mais peut faciliter l’accès à un moment donné, de s’adresser à quelqu’un pour une élaboration ponctuelle. Cette séance peut tout aussi bien intéresser ceux qui n’ont pas envie ou pas encore envie d’entrer dans un suivi, que ceux qui ont accompli un travail, mais qui peuvent se trouver embarrassés d’une question à un moment donné.

La culture de l’instant

J’ai commencé à y réfléchir depuis mes rencontres en 2002 sur internet, et l’écriture en 2005 de « world, wild, women ou le net au féminin ». Je me suis aperçue qu’il y avait comme un glissement de la notion même de l’espace et du temps. Que la notion de corps et d’espace se virtualisait, à travers cette création d’un monde virtuel, à travers la tendance à la dématérialisation de nos moyens techniques de communications, et dans ce même temps, le temps commençait à se corporaliser, à prendre corps, à devenir matériel. Ainsi s’inscrit matériellement le temps immédiat et différé (le répondeur téléphonique est un premier exemple). Rendre démocratiquement la possibilité à chacun de pouvoir se parler, se montrer, instantanément quelque soit le moment et la distance… ne peut que bouleverser le monde à venir.

<span><span>Aussi ce « à un moment donné » revêt une nouvelle valeur qui commence à prendre sens et réalité. Le temps « intérieur » et subjectif, c’est ce que je nomme le temps pris dans un point de vue intrinsèque. Il n’exclut pas les autres points de vues temporels, mais reflète avec précision « se parler », avec « je me suis dit… » à cet instant là, à l’issue de cet événement là…. qui vient inscrire comme une implication logique, ce dans quoi « je » va se prendre et se méprendre.

Un fantasme ficelé

Lorsque le 2 mars j’ai créé cette identité, mon enthousiasme s’est trouvé débordé par mes associations d’idées. A lire les argumentaires des produits cosmétiques, à lire la portée que pouvait avoir l’esthétique psychique, j’ai pu prendre la mesure d’un potentiel de développement (je parle là d’un projet éventuel à long terme) :

Tout d’abord la forme : Pourquoi le « Lacan beauté Institut » n’aurait pas « pignon sur rue », ne s’installerait pas dans une boutique, avec une vitrine. Copiant ainsi les instituts de beauté traditionnels. Mais s’il prend cette forme, il pourrait alors se vendre non seulement le service des soins psychiques express, mais aussi des produits. C’est alors que j’ai imaginé deux types de produits. Les produits finis et infinis.

Les produits finis : définis par la fonction « solide » ou « matériel ». Une gamme d’éditions pourrait voir le jour mais aussi des « objets solides » issus de productions artistiques (et même topologiques), sensibles à la psychanalyse.

Les produits infinis : définis par la fonction « virtuel » ou « immatériel ». Pourraient se vendre (ou proposer) des « produits intellectuels » comme des exposés, séminaires, performances…

La structure de l’ensemble, je l’imagine comme une plate-forme d’auto-entrepreneurs.

La syntaxe anglophone du nom, qui peut s’entendre comme « Lacan beauty institute », a le mérite de se décliner à plusieurs niveaux et notamment en « Lacan beauté Éditions » « Lacan beauté Productions »…

L’on peut rire de cette idée de « vitrine » en quelque sorte de la psychanalyse ou du psychique. Mais réfléchissons ensemble sur l’impact que cela pourrait avoir.

4- Expérience in silico

Prise à mon propre piège.

Si je faisais ces propositions de « soins psychiques », il n’était pas question pour autant que ça se passe via internet. Je ne suis pas adepte de la séance en ligne, sachant bien que dans le passage du virtuel au « 3D » se joue une épreuve de vérité (au sens d’éprouver) de la rencontre. Alors qu’est-ce qu’un « Lacan beauté Institut » pouvait faire sur facebook ?

Accueil sur facebook.

Et bien comme tout le monde « LBI » est passé par « partager » des liens, des images, des vidéos, des articles, des événements, se faire des « ami(e)s » (« LBI » doit avoir pour l’heure 400 amis), « aimer », « marquer », « statuer », réagir à ce qui est dit, montrer, proposer des articles… 6 mois d’expérimentation du lien social virtuel. J’avais parfaitement conscience de l’incongruité et du décalage de la proposition et je me demandais bien qui pouvait s’y inscrire. Eh bien, à ma grande surprise, j’ai rencontré toute une communauté très diverse de psychanalystes et beaucoup d’analysants ou « amis » de la psychanalyse, que ma proposition ne choquait pas, même si certains, c’est vrai, m’ont ri au nez, ou ont même été agressifs ou ironiques du fait que j’utilise le label « Lacan ».

D’ailleurs, re-prise à mon propre piège, j’avais inscrit Lacan en prénom et beauté Institut en nom, du coup, sur l’écran, s’inscrivait « Lacan » répond… Ce qui m’a amusé et a donné lieu a des situations plutôt cocasses comme « Lacan aime être ami avec Freud », mais n’a pas fait rire tout le monde. J’ai modifié par la suite le prénom en « Lacan beauté ». Non, je ne me prenais pas pour Lacan 🙂

Dimensions du virtuel

La rencontre virtuelle

Elle commence par un clic, vit d’une manière fragile, à tout moment elle peut basculer vers une profondeur ou un rejet, mais incontestablement ouvre sur « le monde ».

Cette ouverture, brutale pour moi, vers d’autres, je n’ai pas navigué dans différentes écoles, m’a permis de commencer à entendre différents discours et la richesse de la différence.

Il me plaît de concevoir le virtuel situé entre symbolique, imaginaire et réel. Car il y a bien du réel dans le virtuel, rien que dans le fait qu’il soit chronophage et joueréellement sur les émotions mais aussi dans la possibilité du passage du « 2D » (dit virtuel) au « 3D » (dit réel). J’ai par ce biais, réellement fait des rencontres.

L’écriture du lâcher-prise

Il y a sur internet un Discours qui ne fait pas long feu, c’est bien « le discours du Maître ». Un nivelage s’opère automatiquement par les uns ou les autres, « ici nous sommes tous égaux », il n’y a que la teneur du discours qui vaut. C’est pourquoi le psychanalyste qui s’y inscrit, comme un autre, se doit de se départir de son savoir et faire plutôt jouer son savoir inconscient. C’est alors que commence l’entreprise du lâcher-prise dans l’écriture. Exercice que l’internaute entend très bien.

J’ai dû mettre au moins un mois à m’y faire et à trouver mon équilibre, ma place, la teneur de mes interventions.

L’esthétique

La dimension esthétique d’Internet est particulièrement poignante. Est véhiculé une telle quantité d’images, de textes, de vidéos, que l’on ne peut être insensible à l’esthétique véhiculée ainsi.

C’est pourquoi, depuis le début, j’ai eu le souci de faire particulièrement attention à l’esthétique que pouvait promouvoir « LBI », et encore plus particulièrement à l’image de la femme. Pour contrecarrer par exemple l’idée d’une « beauté lisse », j’ai proposé un album photos de « femmes à barbe » (en vogue au 19ème siècle). Il s’agit bien de pouvoir « montrer » les différentes beautés y compris celles qui pourraient déranger un peu. Mais il ne s’agit pas non plus de bouder les talons hauts… sûrement pas !

5- Expérience in situ

<span><span>Début septembre 2010, j’ai voulu faire un pas de plus : expérimenter pour de vrai, mettre en situation, et j’ai proposé une « Journée portes ouvertes soin psychique express », toujours via facebook qui s’est déroulée le 14 septembre 2010 dont je livre ici le premier retour que j’en ai fait :</span></span>

Le « soin psychique express » : pour de vrai

Passer d’une idée à une pratique… c’est un événement.

L’idée, qui me trottait dans la tête depuis un moment, était d’ouvrir la possibilité d’une séance de paroles, tout à fait ponctuelle et sans engagement de suivi. Cette proposition pouvant être saisie par celui ou celle qui a déjà eu ou jamais une expérience analytique ou thérapeutique pour « passer » ce qui encombre, interroge ou coince à ce moment là… L’originalité tient au fait que cette proposition de séance soit la mise en perspective d’un soin de beauté psychique.

Mais que peut-il se passer en une et une seule séance ?

Ma première surprise pour cette journée portes ouvertes « soin psychique express » du 14 septembre 2010, est venue du fait que ce soit mon entourage proche (mais pas seulement) qui ait envie de s’y essayer, « pour de vrai ». Dé-ontologiquement était-ce tenable ? Et bien re-surprise, que l’on me connaisse ou pas, chacun a respecté les règles de cette mise en situation et s’est saisi à sa manière de ce moment depuis sa subjectivité. Mes proches m’ont fait « retour » dans l’après-coup de ce qui s’était passé pour lui ou elle. Alors ?

Je peux dire que ça fonctionne. Et même plutôt bien. La surprise pour chacun a eu lieu. Même si ce qui se révèle à ce moment là ou juste après-coup peut nécessiter pour certains un « service après soin ». Donc en une séance ? Et bien ça nécessite parfois 2.

Je sais bien que l’on ne peut mesurer les effets que dans l’après-coup. Ce n’est donc pas fini d’avoir des « retours », il faut dire que je suis particulièrement vigilante aux dimensions négatives.

Mais figurez-vous que j’ai découvert qu’il existe aussi un avant-coup. Le fait que je me sois donnée « quelques principes » pour cette expérience, a déjà sensiblement modifié ma pratique psychanalytique en cabinet.

Enfin, une autre de mes surprises, et pas des moindres, des analysants en passe de devenir analystes ou certains analysés ou analystes m’ont fait savoir qu’ils auraient aimés tenter l’expérience, pour eux, ou l’ont expérimenté.

Moi, je serais très très tentée de renouveler l’expérience et de proposer une nouvelle journée « portes ouvertes ».

Qui serait tenté ?

Marie-Laure Caussanel – 16 septembre 2010

De la casuistique

Se sont déroulées, effectivement, 5 séances :

« Un couple » :

Je n’avais pas prévu ce cas de figure, mais pas question de refuser.

Prise dans un certain paradoxe, c’est un couple de mon entourage qui est venu pour me soutenir dans ma démarche, et non pour expérimenter le « soin psychique express », j’ai tenu à ce que cette séance un peu spéciale fasse partie de l’expérimentation. D’une part parce qu’ils n’ont eu cesse de me poser tout un tas de questions très pertinentes sur « Lacan beauté Institut » et que la problématique du couple a pu s’énoncer à un moment donné et à laquelle j’ai pu répondre à ma manière.

Toujours est-il que la proposition de « soin psychique express » n’a pas de raison de se priver de ce que j’ai nommé par la suite, un soin « duo-pass » (c’est à dire quels que soient les deux).

« Vite vite ça va pas »

<span><span>Une personne qui est venue avec cette question précisément, puisqu’elle venait de vivre dans la journée quelque chose qui la mettait au plus mal. La séance a pu se dérouler dans le plein sens du « soin psychique express », puisqu’à un moment donné cette personne a pu dire « J’avais une grosse boule dans le ventre… je ne l’ai plus… ». Précision, cette personne avait déjà fait un travail psycho-thérapeutique pendant quelques années et venait d’entrer en analyse. </span></span>

« Une première séance »

Une personne est venue pour la première fois consulter en séance avec cet énoncé : « Je ne sais pas quoi dire… tout va bien… » puis « si, ce qui m’ennuie c’est que le temps passe vite ». La séance a pu se dérouler autour de cette notion de temps. Le lendemain, cette personne m’a interpellée : « depuis la séance, en fait, tout est remonté… je vais très mal, c’est maintenant que j’aurais besoin d’un soin psychique express ».

J’ai pu noter alors qu’une séance pouvait avoir l’effet inverse. Et qu’une espèce de « service après soin » pouvait avoir toute sa raison d’être. Une séance ? Peut-être deux. Question de temps psychique.

« Besoin d’un conseil »

Cette personne que je ne connaissais pas m’a avertie d’emblée : « je suis en analyse depuis de nombreuses années (elle m’a donné le nom de son analyste, elle savait déjà que c’était un de mes amis analystes), je viens là pour vous demander des conseils pratiques sur l’installation en tant qu’analyste ». La séance s’est déroulée sur le fait qu’elle puisse raconter au travers de son histoire son désir de s’installer analyste, et, son empêchement. Empêchement que j’ai tenté de repriser avec certains liens de son histoire. J’ai su plus tard, que cette séance lui avait permis d’avancer dans son désir.

J’ai été surprise de cette utilisation du « soin psychique » qui me mettait en place de « passeur ». Je ne pense pas avoir encore suffisamment de recul, mais cette casuistique mériterait plus amples réflexions.

« une séance d’analyse »

La surprise est venue du fait que cette personne ait pu me dire après-coup : « je m’attendais à ce que cette séance soit comme avec un masseur qui énonce les points névralgiques et qui rassure… Mais en fait, et je ne m’y attendais pas, c’est moi qui ai dû parler ». L’ambigüité du « soin beauté » ? D’une attente de parole sur le lien corps-psyché ? La séance s’est justement déroulée autour du « poids et soulagement » à la fois corporel et psychique.

Je ne doute pas qu’il y a là de quoi « métonymiser » la métaphore.

Nécessité de l’après-coup

Pour cette expérimentation, l’utilisation de l’après-coup m’est apparu comme fondamentale et nécessaire, quitte à l’utiliser à plusieurs reprises s’il le fallait. J’ai donc repris contact avec chacun pour pouvoir discuter ensemble de la manière dont cela avait été vécu et les impacts après-coup. Une manière d’évaluer le « soin psychique express ».

Ce que je n’avais pas prévu, dans l’énoncé des principes qui vont suivre, c’est que je pouvais aller plus loin. J’ai proposé à qui le voulait « l’extrait » que j’avais écrit de « sa séance », proposition annoncée dans un commentaire sur facebook. Une personne a réagi en me disant qu’elle aimerait bien. J’ai pris contact en privé avec elle, interrogée par sa demande alors qu’elle n’avait pas bénéficié d’un « soin psychique ». Elle m’a répondu qu’elle aurait bien aimé que son analyste lui donne les comptes-rendus de toutes ses séances, que cette idée la séduisait, qu’elle avait fini son analyse mais se retrouvait dans une certaine « traversée du désert ». J’ai alors pu lui répondre qu’il était peut-être temps pour elle de « lire » l’analyse qu’elle avait effectuée.

Cette idée de « lecture » dans l’après-coup vient s’entrechoquer avec ce que je défends depuis un moment, à savoir la pertinence de faire une analyse de son analyse. Une nécessaire (psychanalyse)² qui me paraît un élément d’avenir, à savoir une réorganisation de l’après-coup accessible à toutes les personnes qui ont pu faire un travail.

Des principes

Pour ma préparation personnelle à cet événement, je me suis donnée quelques principes :

Concernant la séance « soin psychique express »

  • Les premiers mots prononcés sont déterminants (et si possible reboucler en fin de séance à cet endroit)
  • être « pressée » dans le sens temporel, une séance c’est court, il s’agit donc d’aller « droit au but » et de faire une séance « concentrée » (ce qui interroge l’acte analytique)
  • ne pas hésiter à innover (ce qui suppose une possibilité de « glissement » de ma pratique psychanalytique actuelle)
  • garder à l’idée le « soin beauté » (l’idée est que la personne en sorte « soulagée » de quelque chose, ou au moins saisie d’un lien)
  • le temps de la séance est « élastique » (je ne voulais pas me contraindre à délimiter à l’avance le temps de la séance)

Concernant une certaine méthodologie de l’expérience

  • Les portes ouvertes annoncées étaient de 11h à 20h, j’ai donc noté ce qu’il m’arrivait dans ce temps imparti, considérant que tous les événements pouvaient être sensiblement signifiants et entraient dans le cadre temporel et spatial de l’expérience.
  • ma méthode d’évaluation : faire attention à ce qui est dit à la fin de la séance. Je mesure les effets par ce qui est dit spontanément dans le juste après-coup et l’après coup qui peut aller du lendemain à plusieurs jours, voire l’après après-coup, plusieurs mois.
  • J’écris après-coup, pour moi, le déroulement des séances qui ont eu lieu, précisément dans ce que j’ai retenu de ce qui a été dit. Ainsi que mes impressions dans le courant de la séance et au moment où je l’écris.
  • Dernier point qui me paraît important : quoi qu’il se passe, particulièrement là où moi je me sens mise en défaut, ce qui pourrait correspondre à la perception de mes impasses dans mes réponses… je fais le pari que pour l’autre, il n’en est pas tout à fait de même. Si l’autre a pu en cerner quelque chose aussi, il va se passer un effet non prévu. Une manière de me garantir que la séance ne sera pas nulle, qu’elle «  vaut » et que ça doit produire un effet positif. Osé comme pari.

 

Des principes après-coup

C’est le mardi soir, après la journée portes ouvertes, que j’ai élargi ma réflexion, en m’interrogeant sur les principes de la psychanalyse. Des principes qui agissent dans la transmission mais dont on ne sait pas toujours d’une manière formelle d’où ils viennent. En voici très rapidement le tableau :

Le temps de séance  » O « 

Si Freud pratiquait 55′ la séance (et se reposait 5′ entre chaque), nous savons que les Freudiens pratiquent d’une manière formelle 45′ et que c’est Lacan qui a inventé « la séance courte », ce qui lui a valu, d’après ce que j’ai lu, un avertissement de l’Institut, puis son ex-communication. En inventant ce que j’appelle « le temps élastique », c’est à dire une durée de séance non déterminée à l’avance (de 3 » à plus d’une heure), il a surtout opéré un saut théorique avec la « scansion » c’est à dire que la fin de séance ne repose pas sur un temps donné mais sur une coupure saisie dans un énoncé.

Comme je l’ai énoncé, je pratique le temps élastique, sans être pour autant dans une pratique de séances courtes.

Le coût  » O=un rond « 

« Il faut que ça coûte »

Si Freud et Lacan pratiquaient plutôt des coûts élevés, l’impact ne pouvait pas être tout à fait le même. Toute la société est basée sur un rapport coût/temps. Pratiquer un temps élastique c’est remettre en question ce rapport. On ne peut dire que cela soit anodin et je ne pense pas être en mesure d’en dégager encore toute la subversion et l’impact.

Toujours est-il qu’il y a ceux qui ont des tarifs fixes (qui en général vont avec une durée fixe) et qu’il existe aussi la pratique du « coût élastique » à entendre dans le sens où est demandé à celui ou celle qui vient consulter de déterminer lui ou elle-même le coût de la séance, au début d’un travail et non à chaque séance, coût qui peut être remodelé par la suite.

Je ne suis pas encore déterminée sur le coût d’un « soin psychique express ».

Le lieu «  O=un espace « 

Freud comme Lacan pratique la psychanalyse en cabinet privé et qu’il est « bien entendu » qu’une psychanalyse s’effectue en cabinet. Mais là encore s’ouvre un problème bien épineux. Quid de ceux qui se réclament exercer la psychanalyse en institution ? La question du non-paiement de celui qui vient consulter en serait la première opposition. « Mais ça leur coûte de venir »….. Si l’on peut admettre qu’un « travail analytique » peut s’effectuer en institution, ou que des psychanalystes peuvent y travailler, alors il y a un « déplacement du lieu » possible. Ce qui logiquement ouvre possiblement la psychanalyse en dehors des cabinets.

Lacan beauté Institut s’inscrit dans ce genre de déplacement, sans se réclamer pour autant exercer la psychanalyse.

Le nombre  » 0=un zéro « 

Je pose le nombre en principe, car il est très peu exposé et mérite attention. Mon hypothèse c’est que le nombre va jouer effectivement dans la manière de pratiquer. Il est assez différent d’avoir 3 analysants ou d’en avoir 40. Je veux parler là du rapport au temps. L’exercice de séance plus courte est à mon sens soumis à la question du nombre. En pratique, comment recevoir admettons 10 analysants entre 18h et 21 h (heures de pointe des cabinets) ? Il y a eu à mon sens un glissement entre une pratique institutionnelle, habituée au nombre et une pratique en cabinet. Alors il y a ceux qui limitent par >déontologie le nombre et ceux qui par déontologie ne le limitent pas.

Personnellement, dans ma pratique en cabinet je prends des rendez-vous toutes les demi-heures mais il peut m’arriver d’en rajouter un. Que se passe-t-il ? C’est ma pratique qui s’en trouve modifiée, pressée, éveillée et occupée de la question du temps.

Lacan beauté Institut n’est pas encore soumis à la question du nombre. Mais il est envisageable dès maintenant que le nombre est déjà déterminant si le « soin psychique express» ne concerne qu’une séance ou deux. Notons que dans « express » est déjà implicite le rapport nombre/temps.

Le chiffre  » O=rien « 

Je fais une distinction du nombre et du chiffre, même si le chiffre va bien avec la question du nombre. Il est assez différent d’avoir 3 analysants ou d’en avoir 40. Je veux parler là du rapport à l’argent et au chiffre d’affaire. Peut-on « vivre » de l’exercice de la psychanalyse ? Est-ce que le chiffre d’affaire légitime d’une certaine manière une pratique ? L’exercice est-il soumis à déclaration juridique et fiscale ? Et dans certains cas (ce qui est le mien) soumis à la Taxe sur la Valeur Ajoutée ? Autrement dit quelles incidences les transactions financières peuvent-elles jouer dans la pratique d’une part et dans le monde social et juridique de l’autre ?

Je laisse volontairement ces questions ouvertes.

Mais je n’envisage pas le « soin psychique express » sans qu’il soit soumis à déclaration.

La nomination «  O=une lettre « O » « 

S’il s’agit pour Freud comme pour Lacan d’un travail d’analyse avec un psychanalyste ou un analyste, Freud parlait de « patient », Lacan parlait d’ « analysant » (selon Olivier Douville il aurait emprunté ce terme à Ella Sharpe).

Est-ce que le « soin psychique express » concernerait des « clients » ?? et celui ou celle qui serait mis en place de promulguer ce soin un ou une ???? et ferait un travail de ??

Là encore, je ne suis pas encore tout à fait déterminée sur l’emploi d’une certaine nomination. Il me faudrait aller plus avant dans le projet pour en fixer les noms qui représenteraient des fonctions.

Le travail   » O=un noeud trivial « 

Freud a largement spécifié en quoi il consistait. L’ « association libre » pour le patient, « la neutralité bienveillante » de l’analyste, le « transfert » (et la possibilité d’un transfert négatif) entre les deux, et l’étude du « contre-transfert » de la part de l’analyste. Lacan a spécifié la réversion dans le transfert, « l’analysant » dans sa fonction, « le discours analytique », « l’acte analytique », la « direction de la cure », « la résistance de l’analyste », « le savoir du psychanalyste », …

Personnellement je ne vois pas ce que l’on peut dire de mieux, sinon de spécifier chacun la manière de raccorder théorie et pratique.

Le temps de cure «  O=bord  d’un disque »

Si Freud pratiquait des rendez-vous tous les jours, le temps de cure était relativement court (un an ou deux) en rapport à ce qui se fait aujourd’hui (une moyenne de 5 à 10 ans) et ne peut que nous interroger ceux qui sont en analyse depuis plus de 20 ans voire 30 ans…

Les modalités de fin de cure restent indéfinis, presque sans bord, et ce qui se passe après la cure est très varié voire inconnu. Quelle serait « l’analyse infinie » ou la sorte d’analyse après son analyse ? Certes, certains passent analystes, mais pas la plupart des analysants.

Le « soin psychique express » n’est pas une cure (ou alors pris dans le sens « soin beauté »).

Passer psychanalyste «  O=trait de coupe qui produit 2 bords « 

« Pour être psychanalyste, il faut avoir fait une analyse »</span></span>

<span><span>Voilà bien un principe de la psychanalyse. D’où vient-il ? Qui l’a énoncé ? D’après Olivier Douville, c’est une position arrêtée en 1925 lors de la réunion internationale de l’IPA, proposée par Nunberg.

Lacan y a ajouté : « le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même et de quelques autres ».

« Quand on commence à être psychanalyste il faut faire un « contrôle » ou « supervision » auprès d’un autre analyste » D’où vient ce principe ? Je n’ai encore la réponse mais toujours est-il que ces 2 principes alliés à la question de la « formation de l’analyste » vont avoir des incidences assez cruciales, enjeux des institutions analytiques.

Institution analytique  » O=cercel d’immersion comme dans une bouteille de Klein « 

Lacan a formalisé une « procédure de passe » qui se déroule en institution(s) qui permettrait de rendre compte du passage de l’analysant à l’analyste, et dans certaines écoles légitimerait la nomination de l’analyste (de l’école). Or la question du « devenir analyste » est un tel enjeu de « pouvoir » pour la communauté analytique qu’elle est principalement la cause de scissions. D’où l’émergence depuis 100 ans d’une multitude d’institutions analytiques (y compris les feudiens, lacaniens, etc…), dont les relations entre elles, il faut le dire, ne sont pas forcément du meilleur effet.

Or, c’est sans compter « le monde qui entoure », la non-psychanalyse, qui fait pression et qui permet de révéler qu’il y a bien une communauté analytique, malgré tout.

[Le « <O » correspond à différentes lectures possibles d’un « même » signe.]

J’ai tiré le trait jusque là car il me paraît impensable d’essayer de créer une nouvelle identité sans prendre en compte les différents espaces de plongements. C’est bien là où je mesure l’impact de la topologie « la géométrie de caoutchouc » selon certains mathématiciens, dans l’enseignement de Lacan, qui est somme toute, ma formation, inscrite dans mon histoire.

6- Expérience in vivo

« Lacan beauté Institut » aurait-il besoin d’être renommé ? Très certainement. En l’état l’utilisation du nom de « Lacan » peut poser des problèmes, notamment juridiques qui n’ont pas encore été abordés. Pour l’heure j’en suis à « Psychique beauté Institut », ce qui coupe avec l’empreinte du nom de Lacan et du Lacanisme, et d’une certaine manière avec le particularisme de la psychanalyse en tant que telle. « Psychique »… c’est vague. C’est ennuyeux, car cela prend le risque du « n’importe quoi », mais d’un autre coté cela ouvre au psychisme – au schisme du psy, de la psyché, d’une manière générale au rapport ou au non-rapport conscient/inconscient. Toute l’éthique reposerait alors sur la « tenue ». Suis-je prête à opérer une telle coupure ?

Là où j’en suis au moment où je finalise de rédiger cet article, c’est que je suis plutôt tentée de trouver un « lieu » sur Paris, à partir de maintenant, afin de poursuivre cette expérience, dans un cabinet et alors je ferais cette proposition à mon nom, ou alors dans une institution quelconque (et pourquoi pas un Institut de beauté ou dans un lieu alternatif) qui aurait envie de promouvoir cette proposition. Sur Paris ? Oui, la capitale mais surtout parce que je tiens à distinguer les lieux, celui où j’exerce la psychanalyse et celui où je fais cette proposition. Il se trouve que j’ai dû remanier mon emploi du temps il y a peu, et que je suis libre pour ce faire les mardi et les jeudi…

Je pourrais alors vous fournir, plus tard, une expérience in retro – sachant que c’est dans le rétro que l’on voit la traversée du fantasme 🙂

Exposé à la Lysimaque le 18 septembre 2010.

Marie-Laure Caussanel, le 7 octobre 2010

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